Aider l’Ukraine, c’est nous aider

La seule paix durable, qui garantisse la sécurité de l’Europe, c’est la défaite de l’agresseur russe en Ukraine, rappelle un collectif d’universitaires proche de la résistance civile ukrainienne. Le 24 février, plusieurs marches sont organisées.

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Par Nicole Lapierre, sociologue et écrivaine, Chowra Makaremi, anthropologue, cofondatrices d'Ukraine CombArt, Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, Perrine Poupin, sociologue, Jean-Pierre Mignard, avocat, Anne Querrien, sociologue, Joëlle Stolz, journaliste et écrivaine, Fabienne Servan-Schreiber, productrice et présidente de Cinétévé et Benoît Thieulin, ancien doyen de l'Ecole du management et de l'impact de Sciences-Po.

Plusieurs d’entre nous ont travaillé ou vécu en Ukraine. Nous y avons des proches, tou·te·s engagé·e·s dans la résistance civile ou militaire. C’est aussi en leur nom que nous prenons la parole pour vous dire : le temps presse, venez marcher avec nous le 24 février prochain.

Une résistance face à l'oppression

Troisième année de l’invasion russe à grande échelle destinée à mettre le pays à genoux et l’Ukraine ne plie pas. Elle déjoue les pronostics, soudant ukrainophones et russophones dans la défense d’une nation commune, malgré le bombardement des civils, la destruction des infrastructures énergétiques, les tortures, les viols de masse et les déportations d’enfants. Malgré un écocide majeur, l’Ukraine est devenue le pays le plus miné au monde.

Dixième année, en réalité, d’une guerre qui a commencé en 2014 en Crimée et dans le Donbass pour punir le peuple ukrainien du mouvement dont Maïdan fut l’épicentre. L'État russe agit par hantise de la contagion démocratique et par pulsion expansionniste d’un impérialisme hybridant tsarisme et stalinisme.

Trente ans de promesses trahies

Trente ans de promesses trahies par la Fédération de Russie. Depuis le Mémorandum de Budapest en 1994, où l’Ukraine renonçait à son arsenal nucléaire contre la garantie de son intégrité territoriale, jusqu’aux accords de Minsk 1 et 2, immédiatement violés par le soutien aux républiques fantoches du Donbass.

Vingt ans d’un discours anti-européen et d’une offensive hybride : cyber-intrusions, déstabilisations et ingérences politiques via le financement de l'extrême droite. Cette guerre n’est pas à nos portes : elle est chez nous depuis des années et vise à modifier radicalement nos destins politiques.

Le vrai réalisme : Soutenir la victoire

Aider l’Ukraine, c’est nous aider. Le vrai réalisme aujourd’hui est de comprendre que la seule paix durable garantissant la sécurité de l’Europe est la défaite de l’agresseur russe. Toute autre solution gelant la situation ne serait qu’un répit pour l’impérialisme russe и un encouragement à la récidive.

Il faut armer l’Ukraine et renforcer les sanctions économiques. L’Ukraine se bat avec trop peu d’avions et sept fois moins de chars et de canons que l’assaillant, dont l’économie de guerre tourne à plein régime. Il n’y a pas d’autre choix que de s’unir.

Rendez-vous à Paris

Nous vous appelons à venir marcher avec nous le 24 février, à l’appel de l’Union des Ukrainiens de France et du Collectif Ensemble pour le 24 ! regroupant plus d’une centaine d’associations. L'objectif est clair : soutenir l’Ukraine aussi fort et aussi longtemps qu’il le faudra.

Rendez-vous à Paris : 14 heures, place de la République.

« Le sort de l’Ukraine dépend de notre soutien. Notre sort dépend de la victoire de l’Ukraine. »

Comme le prévenait Volodymyr Zelensky dès 2022 : « S’ils nous dévorent, le soleil dans votre ciel brillera moins fort. »

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